LITUS SATI 3889

Uisse Uidne Lugeue, Malami Tu !

HEZ 'ZO ? Hezh a zo !

Ecoutez, fidèles, la Leçon du Ciel.

LITUS SATI en vieux-celtique et Fête des trois classes et du cycle de Teutatès, cette célébration que l’on nomme SATIOS en celtique ancien et An Had en breton actuel, représente les "Semailles physiques, astrales, cosmiques, spirituelles, agricoles"..

Les Celtes se réjouissent de semer le grain qui bientôt sortira de la Terre-Mère ; ils se réjouissent des fêtes d’été qu’ils célèbreront dans la Clairière, toute spirituelle, qui est la leur.

Le rite est essentiellement de fécondité.

On y promène symboliquement le char de Magosia "la Plaine", "l’Autre Monde" (appelée Macha en irlandais) femme de Crundicuns, "le Sommet en Dôme" (Crundchu en irlandais), lequel est le fils d’Agnomanos "le Coureur sur Char", Magosia – enfin – qui est la mère des Jumeaux divins, garçon et fille, les Iemni Magosias du celtique ancien, les Emain Macha de l’irlandais. La fête de Satios appartient typiquement à la troisième fonction qu’elle illustre par plusieurs aspects : elle est belle, épouse d’un paysan riche et déjà pourvu d’enfants, elle accroît sa richesse, elle est fermière accomplie et maîtresse de maison modèle. Elle court plus vite que les plus rapides chevaux du roi ; féconde, elle donne le jour à un garçon et à une fille tout en mourant et en battant à la course les chevaux. Elle est le symbole de la maternité cosmique, du conflit entre la deuxième et la troisième fonction.

Une promenade symbolique d’un prêtre voilé et d’une prêtresse a lieu. Aussi le sacrifice de richesses par immersion ; et notamment, si l’on se trouve au bord de la mer ou en bateau, on offrira à Lero, dieu de la mer, une assiette de hareng, en hommage à l’homme de la mer, l’ami des marins, le vieux roi. À l’intérieur des terres, au bord d’une rivière ou d’un lac, on offre quelques poissons d’eau douce au dieu tutélaire des fleuves.

Le passage d’une saison à l’autre est célébré par des fêtes guerrières, les jeunes hommes revêtent des peaux de bêtes – brebis, cerfs – , enfourchent les chevaux-jupons et dansent ; on leur offre de l’avoine, des pommes, des châtaignes .
C’est un rite lié à une pratique magique et ayant pour but de favoriser la prospérité des récoltes ; il indique à l’époque de carnaval le caractère agraire de la fête. Le caracolement du cheval a la même valeur que les cavalcades de Mediosamonios. Les chevaux-jupons protègent les récoltes à venir, et rappellent la fonction magique du déguisement. Rappelons le symbolisme de "ferrer" les chevaux à grands coups de marteau et de les déferrer avec les tenailles.

La fête des masques et du bouc émissaire, symbolisé par une vieille femme, qui rappelle la vieille saison et incarne la succession des années, Caragiomana ("apte sorcière" ; gaélique : Carman ; breton : Kozhona) : son cycle continue jusqu'à Belotennia, Luginaissatis et Samonios.

Le sacrifice rend la force végétative à la Terre, le rituel de la Vieille est identique à celui de la dernière gerbe.

Si le sol est couvert de gelée blanche, on dit que "la Vieille rôde", personnification que l’on transporte aux journées d’été, lorsque la chaleur fait vibrer l’air, "la Vieille danse". Elle revit après sa mort à Samonios, au cours de l’hiver, sous la figure d’un cavalier noir, selon l’antique rôle qui attache au cheval sa magie.