LITUS GENIMALACTA 3888

Uisse Uidne Lugeue, Malami Tu !

HEZ 'ZO ? Hezh a zo !

Ecoutez, fidèles, la Leçon du Ciel.

LITUS GENIMALACTAS en vieux-celtique, et LID GENIVELEZH en breton actuel, signifie RITUEL DE LA GRANDE NAISSANCE (SOLSTICE D'HIVER).

Fête commune aux trois classes, du cycle de Teutatès : symbolise la naissance, le jour de joie. C’est la fête du solstice d’hiver. Le soleil victorieux de la "nuit" marque le départ d’une nouvelle vie, d'un cycle de quatre saisons (cycle comparable) ; tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, les nuits et les jours de Lugus, se succèdent et le renouveau suit chaque destruction, annonçant le renouveau prochain de la végétation..

Le retour de la lumière donne la vie.

Le soleil invaincu, ayant atteint dans sa descente le point le plus bas de sa course céleste, repart triomphant, vers le point le plus haut qui sera alors le solstice d’été.

Cependant dans la grande nuit d’hiver, la lune particulièrement brillante nous rappelle les Jumeaux Divins, conducteurs du char du Soleil : Diuannos et Dinomogetimaros. Chaque jour, chaque nuit, ils protègent les naissances, les deux grandes saisons, et notre monde entier.

Le cycle du jour est en effet identique à celui du solstice. Le solstice d’hiver rappelle le culte des trépassés, car il est le passage d’une saison à l’autre, et les cérémonies le relient donc au culte des morts. Car le parallélisme du culte solaire et du culte funéraire est important et constant. Le cheval, animal solaire et funéraire, a des fonctions très importantes dans ce domaine : il descend chaque nuit dans le domaine des morts, traverse Ogiioteres "la Terre des Jeunes", et est le prototype du mort qui ressuscite chaque matin, guide les âmes à travers les régions infernales pour les ramener le lendemain, à la lumière. Ses fonctions sont ambivalentes et psychopompes ; il est "meurtrier" et hiérophante "initiatique".

Il y a association du Soleil et du Marteau, symbole du tonnerre, car le marteau brise la tour où était tenu captif le soleil, qui avait cessé de répandre la chaleur de ses rayons bienfaisants.

Le dieu Frappeur est le père des Jumeaux Divins. Sous la forme d’un cheval, il est le dieu du tonnerre et ses fils se partagent le jour et la nuit, ils conduisent leurs chars à travers l’immensité, étoiles pour les étoiles, et étoiles pour les marins.

Les Celtes de l’Océan honorent donc à Genimâlacta, plus que tout autre dieu, les Jumeaux Divins, qui vinrent avec le Soleil de l’Océan : "A l’heure où Sirona détellera le char de Lero, nous verrons surgir de la mer, bondissant, un cheval prodigieusement beau et puissant dont l’encolure agite bien haut une crinière d’or ; ayant secoué de ses membres l’eau marine qui les trempait, il s’élance au galop, les pieds aussi rapides que le souffle des Tempêtes".

La fête de Genimâlacta est par conséquent la grande fête de l’hiver. Fête de passage d’un cycle à un autre elle est la fête du renouveau et nulle ne montre mieux aux jours les plus noirs de l’hiver, l’espoir du revival qui s’annonce. Elle est le fête de a naissance du Soleil Victorieux, Invaincu, qui grandit après le solstice d’hiver, et c’est aussi la fête du "feu nouveau", parallèle à Mediosamonios à laquelle la liturgie s’oppose, car de Mediosamonios à Genimâlacta le jour décroît et de Genimâlacta à Mediosamonios le jour croît, selon la phase ascendante et descendante du soleil.